Iron Man

Date22 May 2008

C’est le titre d’un film et il est super bien. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, c’est l’histoire d’un super-héros un peu spécial (comme beaucoup de super-héros). Il ne mange pas comme nous, il se nourrit exclusivement de métal. Par exemple, le matin il ne prend pas de petit-dej, il se contente d’allumer son baladeur dans le bus. Il peut absorber toute l’énergie revendicatrice de SOAD, toute l’intelligence de Tool, la témérité de Metallica, la puissance destructrice de Slipknot et la souplesse des Deftones. Rien que ça.

Ça lui procure une force phénoménale et il a peur de rien (sauf des jolies filles). Il traverse même aux feux rouges et il paie le bus 1.70€ au lieu de 2 ! J’aimerais bien avoir les mêmes pouvoirs, ça me ferait gagner du temps le matin, et puis le Korn, c’est quand même meilleur que les Coco Pops.

Mais le héros, il a un problème qui le chiffonne : il sort ses fringues de la machine à laver et il se rend compte que ses fringues sont toutes froissées. Avant, il s’en fichait, mais depuis qu’il a une belle chemise pour le boulot, c’est ennuyeux…. N’est-ce pas ?

Au moins, ils ont fait des efforts, ce héros là n’est pas lisse, enfin… ses fringues en tout cas. Surtout qu’il a un autre problème, malgré tout le métal qu’il ingurgite, il manque de fer… à repasser. C’est justement à cause du métal présent dans son organisme qu’il ne peut pas s’approcher à moins d’un mètre d’un fer à repasser : ça fait aimant mais en sens inverse. Et puis, il aime pas repasser de toute façon.

Là, on se demande vraiment comment il va se sortir de cette situation parce que, évidemment, c’est un secret, personne ne sait qu’il a des super-pouvoirs et tout… Personne, sauf Nathalie. C’est sa copine, mais ils sont juste copains, hein. Elle aussi, c’est un personnage qui ne manque pas de relief (si vous voyez ce que je veux dire). Alors il l’appelle à la rescousse :

- “Allo Nat’, ouais c’est moi. Dis, tu pourrais passer avec ton fer, il va falloir que je repasse.”

- “Ah non je ne vais pas le faire, tu crois que je suis ta Iron Maiden ou quoi ?”

- “Mais je te demande pas de le faire, juste de passer avec le fer.”

- “Ah OK, ben pas de problème.”

En fait, il est secrètement amoureux d’elle et il écoute sans arrêt de la musique qui s’écoute fort, alors forcément ça crée des malentendus. Comme par exemple quand elle le rappelle :

- “Salut. Je viens de passer chez toi avec le fer mais t’étais pas là, tanpis je repasserai.”

- “Désolé, j’avais un truc à faire. Mais tu sais, je voulais juste le fer, mais si tu veux le faire c’est encore mieux !”

- “Ah mais je n’en ai que faire du fer. Et puis tu ne peux pas aller au boulot avec ta chemise froissée.”

- “Ah euh, j’ai cru un instant que tu allais le faire, mais apparemment non.”

- “Non, j’ai juste dit que j’allais repasser mais sans le faire.”

- “Ah bah si tu repasses sans le fer, je sais pas comment tu vas faire !”

- “Pfff, t’es con c’est pas possible !”

Rien n’est “pas possible” pour un super-héros, mais il n’ose pas la contredire parce qu’une Nathalie froissée, c’est encore pire qu’une chemise.

Finalement, il arrête de prendre son courage à demain et se décide enfin à repasser et Nathalie à passer. Il prend le fer mais il ne sait vraiment pas comment faire. Il souffle, il geint, il pousse des soupirs d’enfer à défaut des vapeurs du fer. Nan, décidément il n’y a rien à faire, c’est ni fait ni à faire, Nathalie est obligée de repasser derrière lui.

Et puis à la fin… nan, faut pas que je vous raconte la fin, mais elle est vraiment bien, la fin.

Ab-surdité

Date13 May 2008

Non, je ne parle pas des conséquences de ma période “tests d’insonorisation de sous-sols à coups de punk-Rock” ni même de la terrible pénurie de coton-tiges qui a frappé la Bretagne au début des années 90, mais plutôt d’une anecdote à lire à la lumière du billet précédent.

Un lundi matin comme les autres, je fais toaster mes tranches de pain Tesco Value (65 cents le paquet, imbattable !) (juste pour voir si mon “influence” peut me rapporter un paquet gratos) et j’allume la télé psychédélique (les bords de l’écran virent régulièrement au rose ou vert fluo). Je tombe sur une émission avec des rouquins qui discutent in English, les jambes croisées, les cheveux laqués, les lunettes sur le bout du nez.

Alors que je plonge négligemment un toast et (mon nez) dans le café, j’entends quelque chose comme “qu’on le veuille ou non, le porno est un Art essentiel dans notre histoire, dans notre culture…”. J’avale bruyamment une gorgée, rassénéré par ces propos déculpabilisateurs.

Les gentils Messieurs étalaient leur culture comme j’étalais ma confiture, en débordant un peu sur les doigts : “Le vrai porno, ce n’est pas aussi facile à faire que ce que les gens peuvent croire. Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir aiguiser les sens et éveiller la curiosité.” C’est clair, et puis faut voir la taille de leur curiosité !

- “Tout à fait, le porno est considéré comme moins noble, moins raffiné que la poésie, pourtant, il répond à des codes et des règles très précises.” En tout cas, il est toujours question de tremper sa plume… Ils ont quand même une drôle de vision du porno ici, surtout pour un pays où il y a une église tous les 300 mètres.

- “Et il y a un vrai touche de poésie dans un bon porno !” Là, je m’attends à un éclat de rire général, mais non, juste des hochements de tête approbateurs. Ils sont fous dans ce pays !

- “Oui, ça fait naître des images, c’est extrèmement visuel. Visuel et musical, également.” Euh… la bande originale, c’est ça ?

- “Tout à fait, il y a un rythme, une alternance entre temps forts et moments calmes, c’est important de laisser respirer l’action par la description.” Ah ben c’est sûr, ça respire fort et… profondément.

- “Et n’oublions pas que c’est dans les contrastes que l’Art prend son ampleur.” Ah bon, ils font ça avec des femmes fortes ?!

- “Tout en respectant la fluidité de l’ensemble.”

- “Ce qui est très délicat à réaliser, mais quand on parvient à ce point d’équilibre, on touche quelque chose de rare et précieux.” Oh oui, mais ce serait pas le point de désequilibre, plutôt ?

- “J’aimerais insister aussi sur le fait que le porno n’est pas là seulement pour faire joli, cette liberté lui permet de délivrer un message.”

- “Et cela lui permet aussi d’aller relativement droit au but.” Et quel but ! D’ailleurs, c’est idéal pour les attaquants en panne de confiance, ceux qui n’ont pas fait trembler les filets depuis un temps certain.

Puis soudain, le café fait son effet et je me heurte à la dure réalité. Honte à moi, ce n’était pas “porn” mais “prose” ! Pfff, c’est donc vrai ce qu’on dit, la prose ça rend sourd

Emotions, sensations, digestion

Date26 Apr 2008

Mon inconscient a l’hypocrisie de s’exprimer en actes manqués. Et quand je dis “manqués”, j’ai la politesse de m’exprimer en euphémismes.

Faut dire que ce serait inconscient de manquer de respect envers son inconscient, on ne sait jamais quel tour il peut nous jouer pour se venger : un cauchemar, une phrase qui nous échappe. Et puis, il est par définition cette partie de nous qui nous échappe, alors pour le ratrapper, on peut toujours courir…

L’inconscient a beaucoup de défauts mais c’est quand même un sacré artiste, le créatif par excellence et ça aussi, ça force le respect. Au fait, vous connaissez le plus grand poète de tous les temps ? Il n’est pas connu, il est du genre à se cacher, honteux, à s’excuser d’être aussi talentueux. Il s’appelle lapsus. Me dîtes pas que vous ne le connaissez pas, hein.

Quel est le lien avec la digestion ? Ben, c’est pourtant évident, non ? Le labsus trahit la digestion psychique comme les gaz trahissent la digestion physique. Ça nous échappe, c’est souvent embarrassant, parfois crade, mais c’est tellement naturel.

Kurt Cobain était passionné par le système digestif… jusqu’à en avoir un ulcère. C’est quand même fou ce qu’on peut nouer comme métaphores avec un simple intestin. C’était juste un petit prétexte à lui rendre (sic) un hommage mal-à-bile.

Bref, tout ca pour dire que ce qui rentre finit toujours par sortir, d’une manière où d’une autre. Ça ne sert à rien de serrer les sphincters de la bienséance. En parlant de bienséance, je bouge de plus en plus sur ma chaise, je crois bien qu’il faut que j’aille faire caca.

Nescouik, le tueur du petit-déjeuner

Date24 Mar 2008

On écrit des romans sur eux, on les adapte au cinéma, ils sont cités en exemples… non, en modèles dans les écoles de criminologie. Leurs empreintes, leurs traces d’ADN, leurs cheveux ou même leurs poils plus… frisés sont conservés comme le Saint Suaire. Tout est épluché, analysé, en vain.

Même Scotland Yard n’a pu réellement percer le mystère de Jack l’Amocheur , Ted Bundy, Nathaniel Fisher, Dexter, et autres légendes plus ou moins vivantes de la mort en série(s). Est-ce qu’ils tuent par plaisir, par haine, pour l’argent ou pour tuer le temps ? Fatalement, on en revient toujours à la même question : “Pourquoi est-il aussi méchant ?”.

Alors on cherche les raisons dans leur passé, mais on se fourre le doigt dans l’oeil jusqu’à l’épaule en les psychanalysant jusqu’à l’enfance. La raison profonde qui transforme un homme ordinaire en découpeur de poulettes, je l’ai découverte à mes dépens (et aux dépens de mes victimes) au cours des 2 dernières semaines. Ça m’a d’ailleurs laissé le temps de peaufiner ma technique, c’est devenu ma routine matinale. La police criminelle appelle ça vulgairement un “protocole”, j’appelle ça un sacro-saint rituel.

Vous me connaissez, je ne laisse rien au hasard, tout est calculé, minutieusement préparé chez moi. Tous les matins, mon réveil sonne à 7H59 pour que je me lève à 8H00. Précisément. Ensuite, mon réveil passe par les pieds, premier frisson sur le carrelage mouillé, glissant et glaçant. Puis vient la douche, glaciale. A tel point que je doute que ce soit vraiment de l’eau. A cette température, il est plus plausible que ce soit de l’azote liquide. Ça vous prend, ça vous saisit, ça vous brûle de froid. Pas étonnant que je sois devenu givré…

J’en ressors avec les dents claquantes, le coeur de glace et l’humeur assassine. Et là, il n’y a plus qu’une envie qui me démange, celle d’assouvir mon appétit meurtrier, or c’est bien connu, le petit-déjeuner est un plat qui se mange de sang-froid. Et puis le froid et l’effroi se suivent comme des ombres…

Le choix des victimes (je vais vous décevoir) ne se fait pas selon des critères définis. C’est au feeling ces choses-là, comme l’amour, et si on rationalise ça perd son charme. Je leur croque les pétales sans même leur compter fleurette et elles (ne) répondent (plus) aux doux noms de Muesli, Frosties, Crunch ou Coco Pops. Oui, je suis un céréale killer, et je l’assume.

Une fois choisie, je rassemble mes outils et je la broie lentement, très lentement, je savoure. Je l’arrose de lait frais et d’une pincée de sucre et c’est un crime parfait, surtout accompagné du jus de chaussette offert par la maison.

Je vous épargne les détails, si croustillants soient-ils, mais ce que je peux vous dire, c’est que je termine en léchant mon couteau souillé et rougi… de confiture de fraise. J’ai sur les lèvres des “moustaches” de chocolat et un rictus trahissant l’immense satisfaction du passage à l’acte. Voilà comment “opère” Nescouik, le tueur du petit-déjeuner.

Je disais donc, la douche froide, il n’y a rien de tel pour réveiller… les pulsions les plus destructrices et faire de n’importe quel homme (ou femme) un céréale killer. Mais que celui qui n’a jamais eu d’envies de meurtre après une douche Irlandaise me jette la première bière.

PS : Sinon, j’ai fait une chanson qui s’intitule “Bloody cold shower !”, mais j’ai que le refrain pour l’instant.

A la prochaine

Date23 Feb 2008

Demain à 14H, je décolle direction Dublin. Je vais laisser de côté le virtuel quelques temps et redevenir Frenchmat en vrai, c’est-à-dire le frenchie expatrié qui rencontre plein de gens et qui vit à 100 à l’heure. Cette fois-ci, ce ne sera pas l’insouciance de l’ERASMUS, il s’agit de trouver un boulot et puis de toute façon, je n’ai plus le foie de mes 20 ans, hein.

L’appréhension qu’on peut avoir avant de partir, c’est surtout une préparation mentale. Comme une anticipation pour ne plus en avoir une fois sur place. Là, je n’ai  aucune appréhension, je crois que je la réserve pour là-bas, pour m’en servir de moteur. J’ai hâte, je m’y vois déjà, en fait j’y suis déjà. Une inquiétude substiste malgré tout : est-ce que je vais réussir à m’habituer à la Guinness?

Je vais laisser les commentaires et les mails ouverts. En mon absence, je vous recommande vivement de visiter les blogs qui se trouvent dans ma blogroll et de manger 5 fruits et légumes par jour   ;)

Dénominateur commun ?

Date22 Feb 2008

Tantôt petite fille tantôt sérieuse.

Tantôt boudeuse tantôt rieuse.
Tantôt sage tantôt hystérique.
Tantôt soumise tantôt farouche.
Tantôt ingénue tantôt chienne.
Féroce et douce.
Courageuse et fragile.
Tout ça à la fois.
Multiple et indivisible.

Dénominateur : femme.