Le chrono-Maître et son Diktat
18 May 2007
Oui, je suis jeune, mais plus pour très longtemps. Le bon temps n’a qu’un temps, il me rattrape à toute vitesse, même (surtout) quand je le perds. Ce temps plus vieux est un sale temps pour le dilettant. Alors je lui en veux à ce salopard, alors je le tue. Mais pour le tuer, encore faut-il avoir des temps morts… autant dire que c’est un cercle très vicieux.
Et s’il bouge encore, j’emploie (du temps) la manière forte. Je le saucissonne, je le charcute. Ma vie est faite de plusieurs compartiments qui n’ont pas grand-chose à voir, sauf par le hublot. Donc, même si ce n’est pas forcément du gâteau, je découpe le temps en autant de tranches pour faire la part des choses, car chaque chose en son temps.
Oh, n’allez pas croire que tout ce que je fais subir au temps ne se fait sans le moindre remord. Dès que le temps trépasse, hé bien c’est idiot mais bien souvent il me manque, je ne peux pas m’en empêcher… Alors, je me dépêche à nouveau, parce qu’il me presse.
Je l’avoue, je suis un mauvais disciple du chrono-Maître et de son tic-tac parce qu’insoumis à son Diktat. J’ai trop longtemps joué la montre pour le gagner mais le vent en emporte au temps. Le temps perdu du déboussolé ne se retrouve jamais car l’aiguille d’une montre, c’est connu, n’a pas le sens de l’orientation. Egaré, mon temps passe et repasse de moins en moins vite mais toujours aux même endroits. Finalement, “le monde est petit” et l’espace-temps exigu. Alors il tourne en rond, dans le sens des aiguilles d’une montre, bien sûr.
L’heure, elle aussi, tourne. C’est savamment orchestré, tout ça. Arithmétique rythmique, mon temps est compté, damné en années, autant de fois qu’il y a de minutes dans une heure. Mais là, c’est ma science de l’impatience qui parle.
La valeur du temps est comme celle de la météo : variable. J’ai tendance à dire qu’une première fois a plus de valeur que la seconde, même si la première se mesure en secondes (pas d’arrière-pensées, je vous vois venir).
On nous dit que désormais, le temps d’attente est gratuit, mais ce n’est pas à prendre pour argent comptant parce que “le temps c’est de l’argent”. J’adore avoir l’impression d’en gagner, du temps, peut-être parce que je vis largement au-dessus de mes moyens. Il faut que je devienne plus économe, que j’arrête de jeter mon temps par les fenêtres…
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18 May 2007 à 12:07 pm
Il était temps que tu prennes le temps de nous conter le temps qui passe.
Un régal, une pause dans mon emploi du temps serré.
Des bizettes, je file, j’ai pas le temps.
18 May 2007 à 12:10 pm
Bonjour Mélina,
Hé merci d’avoir d’avoir pris le temps de me lire
Des bizettes
18 May 2007 à 2:05 pm
Pour ne pas perdre de temps, suffit d’être en avance sur sons temps. Parce que le temps c’est de l’argent d’accord, mais on passe le temps à le compter. Si on prennait le temps d’avancer, on serait con-temps :d
18 May 2007 à 2:25 pm
Ouais Inno,
Arrêtons un peu de perdre notre temps à regarder notre montre et regardons plutôt (plus tôt) devant
18 May 2007 à 3:25 pm
Il est souvent grand temps, mais j’aimerais qu’il soit parfois petit temps. Hélas, j’ai beau essayer de faire des mélanges deux temps, ça ne vient pas. Et même en marquant des temps d’arrêt, je n’ai jamais réussi à arrêter le temps. Temps de chien, chien de temps !
18 May 2007 à 3:39 pm
Bonjour Tant-Bourrin,
Ah, difficile conjugaison des temps, et puis il y a parfois du gros temps !
Ca doit être sympa comme superpouvoir, de pouvoir arrêter toutes les horloges du monde
18 May 2007 à 8:05 pm
olàlà, le french, t’es d’humour noir aujourd’hui! arrête de dire que t’es vieux!! (je voudrais bien avoir 25 ans moi!
)
18 May 2007 à 8:31 pm
Je prends le temps de venir te faire une bise, French… Et d’apprécier toujours autant le tempo de tes mots… Et crois-moi, ce n’est pas une perte de temps…
18 May 2007 à 8:37 pm
Ciao Barbara,
Tu trouves que c’est noir, ce texte ??
Nan, ça c’est du chocolat au lait.
Si tu veux du noir, je peux en faire, du 95% de cacao, bien amer…
Bacioni.
18 May 2007 à 8:44 pm
Bonsoir Flo,
Ca me fait plaisir de savoir que tu me lis toujours.
Bises à toi aussi
19 May 2007 à 4:38 pm
Joli billet mr mots : )
19 May 2007 à 4:38 pm
…tu me fais rire (alors là, bravo^^)

J’ai dit à quelqu’un que j’étais vieux, l’autre jour…t’imagine pas le sermon qu’on m’a fait après !! Alors, paaaaas bieeeeeen…m’enfin, c’est joliment extrapolé
19 May 2007 à 4:48 pm
Bonjour Daria,
Ravi si ça t’a plu
Salut Gat’
Ah, les “grands” t’ont fait la morale ? Hé bé…
19 May 2007 à 9:19 pm
J’ai perdu un petit ange gardien… Ne sauriez vous pas où il se cache ? J’ai une petite idée mais je n’arrive pas à trouver son adresse pour le remettre dans mes liens… Peut etre pourrait-il m’envoyer sa nouvelle adresse (désolée frenchy mais vraiment moi et le virtuel ça fait deux !!) RO Poutoux. SARAH
20 May 2007 à 1:53 pm
Bonjour Sarah,
Bienvenue, dans ma nouvelle cachette
Pas de problème, je t’envoie ça tout de suite.
Bises.
20 May 2007 à 6:59 pm
je connais un mec bien qui disait qu’il y a un temps pour tout…..mais il ne faut jamais perdre de vue que quoi qu’il arrive dans nos vies : il est toujours temps, de croire, de vivre intensément chaque petits moments….de se dire que l’on s’aime, même si parfois on pense qu’il est trop tard, d’ailleurs un amour n’arrive jamais trop tard….c’est nous dans l’ici et le maintenant….et c’est la vie tout simplement….bise intemporelle frenchou
20 May 2007 à 7:19 pm
Hello Lili,
Très joli commentaire qui résume, je crois, à lui tout seul tes 4 ou 5 derniers billets.
Oui, il n’est jamais trop tard…
Bises.
22 May 2007 à 2:33 pm
et c’est le temps qui coure, coure…à prendre au sérieux!…
22 May 2007 à 4:17 pm
Bonjour Pattochard,
Il n’a pas un rythme régulier, donc gare à la pointe de côté
23 May 2007 à 1:04 am
Coucou FM ! Ben je suis en retard pour commenter ce texte sur le temps… Finalement ça tombe bien !! (tu n’as pas parlé de l’heure maudite, une heure du matin ! ^^). En tous cas j’ai beaucoup aimé ce texte sur le sblier de la vie… Allez, je passe a l’autre.
23 May 2007 à 1:38 am
Ah oui Céleste,
mais comme tu n’avais pas encore publié ce texte sur l’heure maudite quand j’ai écrit celui-là…

En tout cas, tu peux constater que tu n’es pas la seule à ne pas encore dormir